Dirty Girl

Avant même que je vous raconte mes diverses pérégrinations je dois absolument vous parler de Dirty Girl, tanpis si je chamboule toute la chronologie des évènements pour ça (c’est un blog n’est-ce pas? on fait donc ce qu’on veut hein??!).

Bref pour la petite histoire j’ai eu l’immense chance de pouvoir m’incruster au TIFF, le festival international du film de Toronto…qui soit-dit-en-passant n’a rien à envier à Cannes! A Toronto, pas de bling bling attitude et paillettes à gogo mais des cinéphiles, des acteurs disponibles et tellement incognitos qu’il m’a souvent fallu un petit moment pour tilter que oui oui leurs visages m’étaient bien familiers et pour cause…

Amoureuse de cinéma que je suis je m’en suis repue à souhait, enchaînant les séances et les premières jusque souvent très tard. Autant dire que je n’ai absolument pas profité de la piscine intérieure, spa et autre salle de sport que l’hôtel luxissime (dans lequel je m’étais là encore incrustée) offrait!

Et tant mieux car j’ai eu la chance de découvrir de très beaux films…tous très différents, me rappellant à quel point le cinéma peut revêtir une multitude de formes.

Quelques heures avant de grimper dans le car qui me ramènerait à Montréal, bravant la pluie torentielle qui s’abattait sur la ville j’ai assisté à ma dernière séance…et là j’ai découvert une pépite: Dirty Girl.Dirty Girl, c’est l’histoire de Danielle (jouée par une actrice anglaise prometteuse – Juno Temple), adolescente dans une petite bourgade d’Oklahoma des années 80, élevée par une mère complètement dépassée (Milla Jovovitch), qui part, accompagnée d’un accolyte (l’excellent Jeremy Dozier) aussi timide que gay et toujours dans le placard, dans un road trip à travers les Etats-Unis à la recherche de son père. Ce film est fabuleux dans la façon dont il traite de la recherche d’identité, de famille, d’amour. Rares sont les films qui arrivent à me faire rire et pleurer…Dirty Girl y est parvenu!

Ce film est un peu à la croisée de Juno et de Glee (dans son côté déjanté): une comédie dramatique pleine d’humour, où chaque personnage a son lot de défauts, de faiblesses mais qui, malgré leurs limites personnelles, font de leur mieux. C’est une merveilleuse histoire d’amitié, qui se lie de façon aussi inattendue qu’elle permet à chacun de s’accepter tel qu’il est, de s’affirmer et de s’épanouir…une histoire qui nous rappelle que l’on peut trouver la confiance nécessaire à son épanouissement personnel hors des schémas familiaux conventionnels.

J’aime d’autant plus cette jolie pépite qu’elle a été réalisée par un jeune trentennaire, Abe Sylvia, qui avant de se lancer dans le cinéma était danseur à Broadway! C’est accompagné du livre de Christine Vachon – Shooting to kill- sur la façon de parvenir à réaliser un film indépendant qu’il a écrit cette histoire, très imprégnée d’éléments personnels. Il a fallu ensuite sept ans pour qu’il parvienne à ce qu’un producteur (Christine Vachon elle-même!) croie en lui et que le film puisse voir le jour. J’aime ce type de personnes qui vont au bout de ce qu’ils veulent faire, quitte à arrêter une carrière où ils réussissaient pourtant assez bien, qui vont au bout de ce qu’ils sont. Il en faut de la persévérance! Et cette énergie emporte complètement le film.

Il est d’ailleurs rare qu’un film à petit budget réunisse un tel casting et pourtant les acteurs, comme les producteurs, séduits par le projet se sont lancés…comme le dit si bien Abe Sylvia: “I was a leap of faith“! On veut bien le croire car ce premier long métrage est une véritable réussite et j’ai hâte de découvrir ses prochains!

Bonne nouvelle: le film a été acheté! Il devrait être donc sur les écrans en 2011…affaire à suivre!

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