Francofolies: du rock pop Made in Chinatown

Collaboration Webzine Thorium

Le concert d’Eli & Papillon à peine terminé qu’il est déjà l’heure de rejoindre la scène Loto-Québec des Francofolies de Montréal. La Place des Arts, malgré les risques d’orage, se remplit doucement. 19h. Toujours pas de pluie à l’horizon. Chinatown s’installe sur scène. Le quintette montréalais lance le concert à coup de guitares et batterie. Du rock indé, agrémenté d’une pincée de pop, d’un trait d’esprit rétro et d’une bonne dose d’énergie.

Les cinq garçons ont du style, la verbe accrocheuse, et un son tout sauf lisse. Chacun d’entre eux arbore le désormais célèbre carré rouge, épinglé sur leur veston, ou juché au bout de leur guitare. Pierre-Alain Faucon, au micro, lance d’ailleurs un défi aux vedettes du conflit…le public se demande où le discours va mener…quand il ajoute plein d’humour: “de trouver un être vivant à aimer plus que soi-même…Pénélope!” L’un des titres phares de leur premier album, Cité d’or. Oui pour toi Pénélope je ferai de la pop, et nous deviendrons riches” chante le refrain. Un titre plein d’humour, sur lequel le public se balance.

A mes côtés, je regarde, subjuguée, un vieux monsieur en costume qui court littéralement sur place au rythme de la chanson. Il poursuivra tout au long du show, ne s’arrêtant que brièvement lors des introductions. Un concert qui commence bien mais s’essouffle un peu au milieu. Le public semble presque endormi (mis à part le vieux monsieur…vous l’aurez compris). Une ambiance qui s’accorde bien avec le titre de la chanson Dors, tirée du second album du groupe, intitulé Comment j’ai explosé, tout juste sorti dans les bacs.

Le chanteur, qui donne de sa personne, monte sur un tabouret pieds nus, se dandine et discute avec le public, le reste du groupe semble presque timide. La musique est bonne mais le courant passe difficilement. Félix Dyotte, à la guitare, au look élégant de dandy, prend le relais au micro. Le rythme du concert reprend. Les dernières chansons s’enchaînent avec entrain. On retrouve ce rock 60′s qui fait leur succès de Montréal en Asie, où le groupe a pour la première fois percé.

20h. Fin du concert. Mais l’heure des casseroles ici à Montréal. Alors le groupe sort les siennes. Avant de lancer en chantant l’hymne du mouvement qui fait vibrer depuis des semaines le Québec : “on s’en câlisse, d’la loi spéciale!“. Dans le public, les avis sont mitigés. Mais qu’importe. “Bon c’est pas tout la révolution, faudrait pas être en retard pour aller souper, allez bye!” conclut le chanteur qui n’a décidément pas perdu son humour. La foule se disperse.

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Petite remarque spéciale Francos: comme vous l’avez maintenant certainement compris, je couvre les Francos pour le Webzine musical Thorium et donc, par extension mon blog. Mais que ceux que les revues de concert endorment se rassurent, ce blog n’a pas vocation à devenir musical ;)

Je vous parle d’ailleurs très bientôt de mes coups de coeur créatifs dénichés aux Puces Pop de ce week end!

Stay tuned :)

Crédit Photos: Julien Poitout pour Thorium Photography

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