Cabane à sucre du Pied de Cochon - Martin Picard
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Pourquoi je ne retournerai pas à la Cabane à sucre du Pied de Cochon

Chaque année depuis que je suis installée à Montréal, la rumeur gronde. “As-tu déjà tenté la cabane à sucre du Pied de Cochon? Cet endroit est malade!” “Attends, ils nous ont servi du homard au foie gras!!” entends-je régulièrement. Chaque année, je me dis que je devrais tenter l’expérience. Mais à chaque fois, je manque le début de la course. Car, qu’on se le dise, ne va pas qui veut à la fameuse cabane de Martin Picard.

Parcours du combattant pour gourmands affamés

30 novembre 2013 à minuit. Les alarmes sonnent chez les candidats au trip gourmand promis par le célèbre chef montréalais. Deux minutes pour remplir un formulaire en ligne. Un appel de confirmation à ne surtout pas manquer, même si celui-ci ne survient que plusieurs mois après, sous peine de se voir passer la place sous le groin. Alors les plus malins réservent des tables de 15 (merci Caroline! je n’aurais jamais eu ta patience!) sachant qu’il leur suffira de lever le petit doigt pour trouver d’autres ouailles affamées et curieuses. En une ou deux heures, la saison est complète.

Une affaire qui roule

18 avril 2014 à vingt heures. Rendez-vous à Mirabel, à une petite heure de route de Montréal. Le parking boueux déborde de voitures en tous genres. 4X4 rutilants, grosses familiales, BMWs et Minis…le tout Montréal et alentours se retrouvent à la cabane. Bien plus grande que ce à quoi je m’attendais, la cabane n’a heureusement pas les contours d’une de ces boites à sucres commerciales et écoeurantes à la Constantin. On est toutefois bien loin du charme et de l’authenticité raffinée de celle des Portes de Fer. À l’intérieur, les traditionnelles grandes tablées de bois accueillent plus d’une centaine de curieux gloutons. Question déco, rien de bien particulier, sinon quelques coyotes empaillés et posés sur les grosses poutres de la charpente, et une superbe toile de Marc Séguin, visiblement réalisée tout spécialement pour le lieu. Rien n’est décidément trop grand pour la cabane de Martin Picard.

Opulence et décadence

Après trente minutes d’attente dehors, on nous appelle. Notre table est prête. Dès la large porte de bois poussée, le brouhaha nous envahit. Et avec, les souvenirs de cantine d’école. Ça clinque, ça rit, ça cogne. Bienvenue à la cabane. Coincés dans le fond de la salle, nous découvrons le programme de la soirée à la lumière des néons blafards du laboratoire adjacent, où s’activent les cuves d’eau d’érable. 4 entrées, 3 plats principaux et 4 dessert. “Si vous voulez une tourtière aux foie gras et noix, c’est 70 $ en plus!”, nous annonce la serveuse dans son gilet de cuir noir estampillé aux couleurs de la cabane. Déjà inquiets sur la quantité de bouffe annoncée, on passe notre tour sur la tourtière, quand arrive un gros pain surprise luisant de graisse et débordant d’oreilles de crisse (couenne frite). À l’intérieur? Deux gros foies gras au subtil goût d’érable, le gavage ayant été fini au sirop d’érable…S’ensuivront, les traditionnelles fèves au lard (absolument incroyables!!), oeufs au sirop (d’une banalité déprimante), gâteau/sushi d’avocat, mousse et gelée de betterave, et tartare de saumon (très joli mais assez insipide), omelette soufflée aux tripes de boeuf, saucisse et croutons de parmesan, quenelles d’esturgeon à la sauce nantua aux moules (délicieux!!), canard entier confit et farci de ses abats, gésiers et coeurs, jambon à l’os accompagné de crêpes beurrées (ou plutôt beignets selon ma définition) et arrosé de jus de viande à l’érable et moutarde, papillotes de patates douces surmontées d’une guimauve fondante à l’érable, pâtes à l’encre de seiche et boudin noir roulées devant nos yeux dans une meule de cheddar vieilli (mon plat préféré de la soirée!)…

Un petit creux après ça? Les desserts arrivent: gâteau à la mousse d’érable et moka, yogourt glacé à l’érable, tarte à la banane et meringue italienne…et enfin, la traditionnelle tire d’érable. Ma stratégie pour venir à bout de ce festin décadent? Goûter chaque plat, et mettre le reste dans les nombreuses boîtes à emporter données en début de repas par la serveuse.

Tout ça pour ça?

Et c’est là que le bât blesse. Pourquoi un tel étalage de bouffe si elle finit immanquablement, soit dans des boîtes à emporter, soit aux cochons (élevés sur place et nourris des restes de la cabane)? Plus le repas avançait, plus mon sourire amusé face à cette orgie de nourriture, majoritairement gâchée on s’entend, s’est transformé en stupeur. À une époque où certaines parties du globe tentent de survivre, je trouve ce “dégueuli” de bouffe complètement déplacé. Mon amusement et ma curiosité ont vite laissé place à un sentiment de gêne, voire de honte. J’étais là à grignoter et picorer – sous peine de finir avec une bonne crise de foie – voyant les seaux destinés à recueillir nos restes, se remplir à vue d’oeil.

J’ai depuis longtemps cessé de croire qu’on sauverait le monde en un tour de bras, mais cette orgie pantagruélique ne m’en est pas moins apparue comme une claque d’une arrogance sans nom. J’ai repensé à cette petite veille dame, croisée quelques jours plus tôt, qui toute apprêtée dans son manteau bleu de laine, fouillait mes poubelles de recyclage pour quelques consignes à récupérer. Je comprends la notion de plaisir décomplexé mais tout de même, le niveau atteint par un tel gâchis surpasse mes limites d’entendement. Le repas proposé par Martin Picard semble être un grand terrain de jeu, où rien n’est jamais trop cher, jamais trop gras, jamais trop trop. Mais qu’on se le dise une bonne fois pour toute. Montréal ne manque pas d’excellents restaurants, au raffinement et à l’inventivité autrement plus audacieuse que ce que j’ai mangé vendredi soir.

Je ne peux donc pas m’empêcher de me poser cette question: pourquoi tant de bouffe? Serait-ce pour justifier la facture finale? Car on s’entend qu’une cabane à sucre à 180 $ (pourboire et taxes inclus) pour deux personnes, dont 1 pinte de bière (10$) appelle une certaine dose de justification…

 La cabane du pied de cochon – 11382, rang de la Fresnière, St-Benoît, J7N 2R9 – Du 14 février jusqu’au 10 mai 2014.

P.S: mea culpa pour cette piètre photo Instagram…je n’avais pas mon appareil photo!

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56 comments on “Pourquoi je ne retournerai pas à la Cabane à sucre du Pied de Cochon

  1. Emilie
    April 20, 2014 at 5:38 am

    Oh mon dieu, merci pour cet article ! C’est exactement le sentiment que j’ai eu (ainsi que mon mari qui a détesté !) après ma première fois à la Cabane à sucre du Pied de Cochon. Outre la décadence et orgie de bouffe grasse et cochonne, j’ai aussi détesté voir les plats arriver les uns à la suite des autres sans aucune pause, tout ça parce qu’il y a deux services par soir et qu’il faut libérer les tables et payer vite pour que le 2e service commence. On a eu l’impression de se faire gaver dans tous les sens du terme. Et puis on est entassé à 12 sur des tables de 6, avec parfois des gens qu’on ne connaît pas. C’est bruyant, on a chaud…. bref je n’y retournerai pas non plus. C’est dit ! Merci !

  2. Sarah M
    April 21, 2014 at 1:57 am

    C’est sûr que c’est vraiment l’industrie! On était coincé dans un bout de table, ne sachant plus quoi faire de tous ces plats qui ne cessaient de s’entasser! Merci pour ton message Emilie, ce n’est jamais facile de s’opposer à de telles institutions ;) Mais tous les messages que je reçois confirment mon sentiment, j’imagine que je ne suis donc pas la seule à l’avoir vécu comme ça!

  3. Sophie
    April 22, 2014 at 8:09 pm

    Je te remercie de ce parfait résumé. Nous avions fait une demande de résa, (que nous n’avons jamais obtenue) mais j’hésitais beaucoup… Je n’avais déjà pas apprécié le restaurant le pied de cochon pour les mêmes raisons que tu ne retourneras pas dans cette cabane. Tu viens de confirmer mes craintes et suis absolument ravie que tu m’ai fait découvrir une VRAIE cabane à sucre accueillante et chaleureuse Les Portes de Fer ! Celle-là j’y retourne l’année prochaine c’est sur !

  4. Sarah M
    April 22, 2014 at 10:40 pm

    Ravie d’avoir pu t’éviter une crise de foie Sophie ;) Et très contente que tu aies apprécié ton expérience aux Portes de Fer, ils ont fait du très bon boulot, ils méritent qu’on leur dise! Je transmets donc les bons mots!

  5. Iris
    April 23, 2014 at 2:16 pm

    Entièrement d’accord avec vous.

  6. Pierre Blanchard
    April 24, 2014 at 12:23 am

    Bonjour chère Parisienne.. je lis votre article et je ne suis pas surpris du tout. de votre texte.. L’humain étant un grand incorrigible par défaut.. il cours tout ce qui est jet-set. et la rumeur autour de cette gargantuesque bouffe de cabane est connu depuis des lustres par le tout grand Montréal aide sans doute à entretenir ce mythe autour de cette putain de cabane à sucre.. Juste de la manière dont il faut réserver 10 ans avant (j’exagère à peine) me désespère au plus haut point et surtout quel gâchis pour notre foie et notre estomac qui selon vos propos en prennent un coup lors de ce repas.. Merci à vous de m”éclairer et je prends bonne note de passer mon chemin devant cette orgie de victuaille qui pourrait nourrir au bas mot bien des laissés pour compte de notre société.

  7. lili
    April 24, 2014 at 12:29 am

    À voir… le joli gaspillage…
    http://www.youtube.com/watch?v=SD2HxJoCD54

  8. Sarah M
    April 24, 2014 at 12:48 am

    Incroyable @Lili! Merci pour le lien vers cette vidéo à donner le tournis. Chapeau au mec qui garde sa bonne humeur et ne s’enfuit pas en courant ;)

  9. Laurence
    April 24, 2014 at 3:00 am

    Merci de nous partager ton expérience. Un article bien écrit et le choix des mots est juste. L’expression ”orgie pantagruélique” semble bien décrire ton expérience à cet endroit. J’élève moi-même mes volailles et je vois tout l’ouvrage qu’on peut mettre dans une seule et unique bête. Les nourrir, les soigner convenablement me demande beaucoup de temps et d’énergie. Je rentabilise chaque bête et elles me nourrissent! Je n’oserais pas gaspiller ma viande de volaille. On a beau aimer le foie gras, mais de là à être écoeurée de ce qui est une délicatesse culinaire, c’est ridicule. Merci pour cet article et je vais diffuser!

  10. Marie-Claude
    April 24, 2014 at 1:50 pm

    L’an prochain, pour une expérience qui est totalement à l’autre extrême du spectre, je vous propose d’aller faire une visite à la cabane végétarienne La Pause Sylvestre. Les propriétaires font de la poterie et le repas est cuit et servi dans de la vaisselle qu’ils ont fabriquée. De plus, une bonne quantité des légumes proviennent aussi de leur jardin (pommes de terre, betteraves, entre autres). C’est délicieux et les portions raisonnables bien qu’on en ressorte en ayant nécessairement trop mangé (sinon, ce n’est pas une vraie cabane, j’imagine!).

    Pour les gens véganes, le menu peut être adapté si on réserve pour un groupe qui remplit la cabane; sinon, l’Association végétarienne de Montréal organise chaque année des groupes alors on n’a qu’à se joindre à eux si on veut un menu sans oeufs et sans produits laitiers.

  11. Marie-Claude
    April 24, 2014 at 1:51 pm

    J’avais oublié de laisser le lien pour la cabane La Pause Sylvestre. On en parle ici:

    http://www.lapresse.ca/voyage/destinations/quebec/201303/22/01-4633760-cinq-cabanes-a-sucre-a-decouvrir-par-le-ventre.php

  12. André Brisebois
    April 24, 2014 at 3:44 pm

    180$ pour deux avec un tel étalage, je trouve que c’est une aubaine considérant le prix de deux pizzas moyennes pour emporter avec deux salades à 45$….. Et puis même si les portions seraient plus raisonnables, je ne penses pas que le canard et le foie gras se rendrait dans les refuges…La tradition de la cabane à sucre en est une d’excès et d’abondance, une fois l’an. Est-ce vraiment exagéré? Est-ce mieux de payer une fortune pour de la cuisine moléculaire et en quantité lilliputienne? Tant qu’à moi, c’est autant un gaspillage de ressources financières qui auraient pu aider le sans abri. En fait voilà bien une critique totalement inutile d’un auteur qui tente de se donner une image de conscience sociale….

  13. Sarah M
    April 24, 2014 at 4:10 pm

    Monsieur Brisebois, tout d’abord merci d’avoir pris le temps de lire mon expérience et mon avis sur la Cabane du Pied de Cochon. Je vis dans un monde où la critique, quelle qu’elle soit, est la bienvenue. Aussi je ne me permettrai jamais d’étiqueter votre commentaire d’inutile. Au contraire, la vie serait bien trop ennuyeuse si tout le monde pensait la même chose. Chacun a sa vision d’un bon repas, du gâchis, de la bonne conscience, de la gastronomie ou autre. Je respecte la vôtre, je vous demanderai par conséquent de respecter la mienne. Ceci étant dit, c’est bien moins le prix que cette sensation d’excès disproportionné qui m’a choqué. Je n’ai aucun problème à payer le prix pour un bon repas. Ce qui fut le cas ici en l’occurrence, mais dans des proportions à m’en gâcher tout plaisir. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée :)

  14. Sylvie
    April 24, 2014 at 4:56 pm

    Pas que décadent, indécent ! beurk

  15. David Guérin
    April 24, 2014 at 5:15 pm

    J’ai essayé la cabane à sucre au pied de cochon lors de son ouverture et il faut s’attendre á ce style de bouffe puisque c’est la marque de Au Pied de Cochon . J’ai rëcemment experimenté La table des pionniers à saint-Faustin-du-lac-carré avec le chef co-proprio Louis Francois Marcotte une expérience culinaire beaucoup ”plus légère” et raffiné avec une ambiance semblable au pied de cochon ( grosses bagnoles, une ambiance cantine cacophonique ) le menu à 28.00 amplement suffisant pour se délecter dans une cabane á sucre pour foodies

  16. Laurence
    April 24, 2014 at 6:36 pm

    De un: la cabane c’est une fois par année. C’est pas comme si à chaque jour on se permettait une telle folie.
    De deux: la vie va vraiment être longue et plate si à chaque fois que tu manges, magasines ou voyages tu te dis: il y a des gens qui meurent de faim. Oui, il y en a, mais ne pas aller a la cabane à sucre n’y changera rien. Après ton repas qui t’a tant dégouté, quels moyens as-tu pris pour changer le monde? C’est une chose de dire que c’est indécent, mais si après tu vas acheter des vêtements fabriqués au Bengladesh et que tu continues à rien faire pour ces gens qui ne mangent pas a leur faim… C’est du pareil au même.
    Fais-tu du bénévolat? Manges-tu des produits locaux? ÇA ce sont des gestes concrets… Pas écrire sur un blogue que la cabane du PDC c’est une orgie. On le savait.

  17. gc
    April 24, 2014 at 7:12 pm

    Wow!! you must really think highly of yourself.

    going here is an experience, its meant to be fun some might say a once in a lifetime type of activity. Alot of food, yes! excess? yes!! you seemed to enjoy every plate you had yet still had to embark on a psychological analysis of this whole place that nobody understood. If your a food blogger, stick to the facts!! talk about the food!!

    stop taking yourself so seriously, have fun and enjoy life.

  18. Sarah M
    April 24, 2014 at 7:48 pm

    Hi Giancarlo, just to be more accurate…I am in no way a food blogger. But thank you anyway for taking the time to drop by my blog. Have fun too, and enjoy every slice of life

  19. Sarah M
    April 24, 2014 at 7:49 pm

    Merci David pour ta suggestion. Une nouvelle adresse à essayer au printemps prochain :)!

  20. Denis Guy
    April 24, 2014 at 9:32 pm

    Plus bobo que ça tu meurs… mais bon faudrait pas s’attendre à autre chose d’une pâârisienne

  21. Mik Piltz
    April 24, 2014 at 9:48 pm

    Quelle honte et encore une preuve de cette liberté que s’accorde n’importe qui comme titre de critique gastronome sans aucune expérience ou connaissance de notre culture et savoir vivre à Montréal et Québec. On parle de famine mondiale et de sans-abris à Montréal pour justifier un cas politique et sociale, un sujet qui ne rapporte aucune solution mais que des critiques négatives.
    Alors ma parisienne, au-lieu de dépenser des fortunes dans des restaurants, présenter nous un blog sur vos exploits humanitaires au tier monde et aux refuges ici à Montréal.
    Martin Picard est un Chef de réputation et de renommée car il s’implique depuis longtemps dans notre gastronomie Québécoise et démarque la qualité de nos produits du terroir sur un réputation international bien méritée. La cabane à sucre est un plaisir annuel et non une orgie quotidienne ou hebdomadaire, alors SVP un peu de respect pour une tradition et un Chef qui est plus que fière de sa culture et son patrimoine.
    Pour ceux qui se plaignent des temps de réservations, je vous suggère de vous déplacer et manger dans des restaurants autour du monde avec des Chefs aussi réputé que Martin Picard, et vous allez vous retrouver avec des demandes de réserver des semaines, si pas des mois en avance.
    Arrêtez de justifier la famine mondiale et les problèmes socio-économiques avec les portions des restaurants, concentrez vous sur la nourriture, le service (aucunement mentionné) et les intentions du restaurant et sa vision, et appréciez svp la tradition et la culture d’une région quand pas chez sois si vous voulez être prise au sérieux comme blogueuse et non se crée un nom par le choque et le négatif.

  22. Amélie B
    April 25, 2014 at 2:39 am

    C’est toujours si pertinent de lire un chapitre de xénophobe déluré…
    Il semble qu’étant parisienne de naissance, tu n’aies pas droit à ton opinion, chère Sarah… Et ce, malgré le fait que tu sois québécoise. N’importe quoi!
    Ou est-ce qu’on lit que tu prétendes être critique culinaire??
    Rappelons, pour ceux qui ont une faiblesse à saisir la différence, qu’on est sur un blogue et pas sur le guide restos.
    Les Miks de ce monde ont le complexe d’infériorité de l’ignare, totalement à coté de la plaque.
    Ceci dit, merci de partager ton expérience, c’est un plaisir de te lire!

  23. lalalililoulou
    April 25, 2014 at 2:41 am

    J’ai vraiment mal compris l’essence du texte, ce que la blogueuse tentait de nous faire comprendre, y a un manque de profondeur, est-ce une critique culinaire? Est-il réellement question de: “pensez à tous ceux qui meurent de faim dans le monde”? J’abonde dans le sens de plusieurs autres commentaires émis précédemment: la cabane à sucre est une tradition québécoise ayant pour thème la célébration de l’abondance, du printemps… Me semble que “stévident”! Martin Picard est un chef qui est soucieux des produits du terroir, aussi grossier personnage puisse-t-il être. Et puis oui, je n’ai pu m’empêcher de me dire, au fin fond de moi-même, encore une parisienne qui chiiîaîaîaîale. Et puis… votre expérience d’altermondialiste est risible… voyager est paradoxal… aller reluquer les pauvres crever de faim à l’autre bout du monde, c’est du luxe! D’ailleurs, l”avion n’est-il pas le mode de transport le plus polluant???

  24. Sarah M
    April 25, 2014 at 2:54 am

    Merci Amélie. Ça me rassure de lire des commentaires comme le tien après l’avalanche haineuse, et en effet malheureusement parfois xénophobe, que je reçois et vois passer ici et là. Les gens mélangent tout et tirent les conclusions qui les arrangent. Aujourd’hui, une chose est sûre, je me serai découverte bien des étiquettes, et aurai reçu bien des indications sur comment mener ma vie, écrire mes articles. Bref, que du bonheur tout ça ;) Merci encore à toi!

  25. Sébastien
    April 25, 2014 at 6:41 am

    Vous avez peut être raison, peut être tord dans vos propos. Il est vrai que vous avé droit à votre opinion, que vous partagez via ce blogue, culinaire ou pas…dans tout les cas, parisienne ou non, il me fait drôle de penser que chacun (et pourtant moi même) crois qu’il est valable de partager une opinion sur un sujet si insignifiant, sur fond d’une analyse sociale mal mise en contexte.
    La tradition de la cabane à sucre et son opulence célèbre la fin de l’hiver et le renouveau de la saison chaude, accompagné de la plénitude et l’abondance des récoltes. Est-elle plus ou moins pire que la fête de Noël et l’encouragement à la sur-consommation? Ou cette fête inscipide de la st-Valentin oú il ne faudrait pas manquer d’offrir une fleur ou une boîte de chocolat à son amoureuse sous peine d’être le mari affable?

    Je ne crois pas, ce qui compte, c’est le temps que vous y avez partager avec vos proches, la célébration que vous avez faites, les souvenirs que vous en rapporter. Ils ne guerriront pas le Monde, mais à votre mesure, vous aurez contribué au “bonheur” le votre.

    Vous n’avez pas aimé la cabane, bien, comme vous le proposez, vous laisserez votre place aux autres l’an prochain et c’est tout. Ce n’est pas une obligation de le crier sur tout les réseaux… Chef Picard est un promoteur des produits du terroir. Il fait commerce avec nombre de ses voisins cultivateurs afin de créer une richesse locale, alors cette abondance malsaine que vous decriez, ne trouvez vous pas quelle contribue dans une certaine mesure à une économie plus globale?

    Je me suis fais prendre à votre jeux, moi qui n’écris jamais, car mes opinions m’appartiennent, et je ne juge pas qu’elles méritent autant d’attention des autres, mais j’ai trouvé dans votre propos – comme dans certaines réponses – des éléments qui méritaient d’être mis en perspectives.

    Bonne saison des sucres!

  26. Nycole
    April 25, 2014 at 7:44 am

    Coudonc, y as-tu juste moi qui rêve de la cabane à sucre de mon enfance! Des fèves au lard, de la tourtière, du ragoût de pattes de cochon, des œufs dans le sirop, des grosses omelettes, de la pouding au chômeur, des grands- pères, de la tarte au sucre, des oreilles de crisse, du pain de ménage et finir en sauçant la palette, et en mangeant de la tire sur la neige Tout cela avec du vrai sirop d’érable et de la musique accordéon et violon. Tellement déçue de la tire sur la neige faite avec du sirop et je ne sais quel produit.. Avec une de mes amies, nous cherchons à chaque année et l’on se rend partout: dans le bout de Trois-Rivières, dans les Cantons de l’Est, les Bois-Francs etc et les deux seules où l’on revient c’est —— la cabane à sucre Ethier (excellent et rustique) —–et la Sucrerie de la Montagne——- (moins bons à cause des épices qu’ils mettent dans tous leurs plats) mais où l’on demande toujours pour la petite salle avec le gros foyer en pierres et les musiciens, tous les murs sont en bois de grange, rien à voir avec le gros synthétique. Pour moi ça c’est aller à la cabane à sucre. Si vous avez des suggestions, des références, nous serions très heureuses de les connaître.

  27. danielle
    April 25, 2014 at 2:33 pm

    entièrement d,accord je n’y retournerai pas non plus…une fois c bien assez…
    a presque $100.00 par personne…cher pour ca!!!

  28. Sophie
    April 25, 2014 at 5:47 pm

    Bonjour,
    Il est bien triste de lire tous ces commentaires. Pour ma part, je n’ai perçu dans votre message aucune attaque à la tradition québécoise, simplement un regard, un questionnement. Dommage que certain(e)s l’ont reçu autrement. J’ai trouvé votre critique juste. Je trouve qu’il est sain d’interroger ce qui peut sembler de prime à bord quelque chose de tout à fait normal, car ancré dans nos traditions. Je crois qu’il est sain aussi de questionner la démarche afin de voir si un problème existe et s’il y en a un, en quoi en est-ce un et pour qui? Il faut une prise de conscience pour amorcer un processus de changement!
    En passant votre billet m’a rappelé l’excellent court métrage Next Floor de Denis Villeneuve http://vimeo.com/75251217 .
    Au plaisir

  29. Isabelle
    April 25, 2014 at 6:20 pm

    Houla, que de haine. Je ne suis pas allée à la Cabane du PDC et ça me tente moyen parce que je n’ai pas aimé le PDC pour les memes raisons – débauche de gras sans grans intérêt à part le délire “wow je mange des frites avec du foie gras”. Mais bon chacun ses gouts.
    J’ai bien aimé la Table des Pionniers mentionnée ci-dessus par contre. C’était des classiques mais avec des produits de qualité et une touche “gastronomique”. C’est généreux sans te coller une crise de foie. Je te le conseille.
    Et continue de donner ton avis! J’aime beaucoup ton blog, et les parisiennes ont aussi droit à leur opinion, n’en déplaise aux étroits d’esprit! (dixit une parisienne au Qc depuis cinq ans)

  30. Sarah M
    April 25, 2014 at 11:12 pm

    Merci Isabelle! Décidément, cette Table des Pionniers revient souvent dans les commentaires…vous avez réussi à éveiller ma curiosité :)!! À bientôt pour d’autres avis…le jour où je tairai mes pensées n’est pas arrivé ;)

  31. Sarah M
    April 25, 2014 at 11:28 pm

    Merci Sophie pour ton partage! Je ne connaissais pas ce court-métrage de Denis Villeneuve…wow, quelle puissance!

  32. Baw
    April 26, 2014 at 1:58 am

    Ouais… Peut-être sommes-nous un peu heurtés, du moins certains d’entre nous (Québécois), de lire une critique (de plus) sur notre culture, notre façon d’être, notre façon de manger… de la part d’un digne représentant de la France. D’où certaines réactions plus émotives. Ouais. Fallait que ça sorte. Sans rancune!

  33. Denis Guy
    April 26, 2014 at 5:43 pm

    Bobo, tu sais ce que ça veux dire? Non?
    Tu déverses ta haine envers les BMW et les Minis qui vont manger de la bouffe locale, pis après tu dis que tu les abhorres parce qu’ils ne pensent pas à ceux qui ont faim.
    GUESS.
    Autre chose: “Xénophobe”? Fuck off. C’est ton choix d’avoir un blogue. Tu y exprimes ton opinion et tu laisses les visiteurs donner leurs commentaires. Ne joue pas à la victime.

  34. Sarah M
    April 26, 2014 at 6:34 pm

    Sans rancune en effet Barbara :) J’avoue juste être absolument perplexe sur ce ressenti qui, j’imagine, est l’effet déclencheur des haines: en quoi raconter son expérience personnelle dans un resto, aussi célèbre soit-il, sans même critiquer la nourriture ou même son chef (pour qui j’ai d’ailleurs beaucoup de respect) mais juste l’excès disproportionné de nourriture (que des centaines de Québécois m’ont confirmé) est une attaque envers la culture Québécoise? Mon chéri est Québécois et nous en parlons beaucoup depuis hier, lui même ne comprend pas cette association PDC = âme du Québec…

  35. Sophie Pétré
    April 27, 2014 at 12:17 am

    Le PDC est réputé pour son pantagruélisme. Vous avez en effet le droit de ne pas adhérer à ces portions de décadence (si douce au palais, admettons-le).

    Il ne faut pas trop titiller la fibre gastronomique québécoise que voulez-vous, sous peine de recevoir un crachat à l’érable au visage! ces derniers temps, tout ce qui touche de près ou de loin à l’identité profonde et québécoise (insérez ici une piste audio de Richard Desjardins) peut vous mener sur la place publique pour lapidation. Rien de tel qu’un bon français de France pour se défouler! Une parisienne en plus! Avouez que vous cumulez les mandats! Parlez plutôt des libéraux, vous risquerez moins de commentaires haineux! (houuuuu la vilaine).

    Cela dit, le raccourci avec la faim dans le monde et les violons sur fond de petite vieille…ça fait un peu gauche caviare, vous ne trouvez pas? J’avoue que l’image nourrie sans doute la vision de vous distribuant la soupe populaire aux lépreux avec des gants en soie et un chapeau de velours (bon, je regarde trop Dowtown Abbey ces temps-ci).

    Allez…gardez le sourire…et allez plutôt chez Aux Vivres sur Saint Laurent…cela dit faites attention, leurs salades sont totalement décadentes!
    Et merci d’avoir le courage de vos opinions. C’est rafraîchissant.

  36. Sébastien
    April 27, 2014 at 8:06 am

    Mis à part quelques commentaires déplacés j’en conviens, je ne perçois pas la “haine” dont tu parles. Je ne crois pas que parce que tu critiques le PDC, ça fasse de toi une “haineuse” de la tradition québécoise, et tu as, comme le reste du monde sur ce blogue, tout à fait droit à ton opinion. Mais pour reprendre une partie d’un commentaire plus haut -sans en appuyer le reste – c’est toi qui soulève la discussion en partageant, et en permettant les interactions avec tes lecteurs, il faut assumer les accords et les désaccords…

    Ce que je trouve dommage, c’est qu’une foule de personnes vont s’empêcher de vivre cette expérience, parce que ton immensément grande connaissance culinaire, induite par le fait que tu sois parisienne (comme si tout les préjugés envers les français étaient vrais) en as décidé du mal.

    Pour ceux qui ne sont pas d’accord, si vous êtes pas capable d’être polis avec mme, vous n’avez qu’à changer de lecture…

    Je ne suis pas d’accord avec tes propos, et comme expliqué plus haut, je ne comprend pas ce besoin de le partager avec le Monde, mais bon, ça reste populaire ton truc, donc bonne continuité.

  37. Unsigned Char
    April 27, 2014 at 9:50 am

    Effectivement, le Pied de Cochon c’est comme le Toqué… C’est de l’enflâge de tête à pus finir… Tous les plats proposés par ce dernier sont tellement surfait qu’on en apprécie même plus les saveurs… Ça se dit grand chef parce qu’on à l’occasion d’imprimer des livres et de faire de la télé… Ça se dit grand plats raffinés, parce qu’on allonge les noms de la bouffe pour les rendent pédants et on y ajoute un prix multiplié au minium par 10 de sa vrai valeur!

    Même en tant qu’omnivore affirmé, je refuse qu’on nous serve cette opulente imposture! Aucun fin palais qui se respecte ne peux acquiescer à l’affirmatif statut qu’on accorde à cet établissement qui ne mérite pas la place qu’on lui donne…

    La seule raison d’être du Pied de Cochon, c’est sa secrète commandite par le lobby du Porc du Québec, qui aimerais bien voir sa viande coûté aussi cher que les autres!

  38. Marcella
    April 27, 2014 at 3:19 pm

    Congratulations on a great article. It’s time more people speak up about this. I did the same a few months back and got backlash as well… as far as chefs / restaurants blocking me from their twitter, fb and instagram.
    Well written!

  39. Josée St-Laurent
    April 27, 2014 at 7:35 pm

    Oh my god, et je suis certaine que ces bobos qui se rendent à mirabel ont l’impression d’avoir fait une sortie “en région”!!! Pitoyable! J’ai beaucoup aimé ton article et je ne comprends pas que tu te fasses “ramasser” pour un article qui n’était pas du tout condescendant. Continue d’écrire et bienvenue chez-nous!

  40. Ben
    April 27, 2014 at 7:43 pm

    Je pense que tout est résumé dans ce court métrage de Denis Villeneuve…. Un chef d’oeuvre ! Ou devrais je dire un hors d’oeuvre !

    https://vimeo.com/75251217

  41. jim
    April 27, 2014 at 8:10 pm

    la critique d une cabane à sucre venant d une caliss de francaise….. on s en criss tu !?!

  42. Eric
    April 27, 2014 at 8:39 pm

    Merci de cet article. Certains québecois sont d’un naturel susceptible et montent sur leurs grands cheveaux dès qu’un étranger, et plus particulièrement un français (et encore pire, une parisienne), c’est aussi ça le Québec. Une nation frustrée qui faute d’avoir les capacités de progresser cherche à faire taire toute critique de sa ”culture” en voix de disparition. Malheureusement c’est le résultats de plusieurs siècles de domination anglo-saxone. Rien de grave, on s’habitue, même si malheureusement ça s’approche souvent de la xénophobie.. Mais c’est peut être pour cela que le Pied de Cochon, resto amusant mais comme tu le soulignes, inutilement gras et généreux, est représentatif du Québec. C’est domage de vérifier que les québecois valorisent autant ce qu’ils ont de pire. L’opulence est une chose, le gaspillage et les crises de foie en sont une autre.

  43. Isabelle
    April 28, 2014 at 1:22 am

    Ah moi pour le coup j’ai vraiment aimé le Toqué. Je n’y mangerais pas tous les jours (et je n’en ai pas les moyens) mais j’ai trouvé ça bon et original, avec des produits que je ne connaissais pas.

    Et je ne comprends pas l’association PDC = culture québécoise. On parle d’un truc a $180. On est très, très loin de la cabane traditionnelle. Que ce soit une expérience à vivre pour certains, très bien. Mais vivre cet article comme un rejet de la culture québécoise, une manifestation de xénophobie, etc? Je ne vois vraiment pas…

  44. richard
    April 29, 2014 at 1:34 pm

    Se rendre à une orgie cullinaire haut de gamme en connaissance de cause et ensuite nous annoncer que c’est une orgie cullinaire… Pas fort… L’abondance cullinaire n’est pas réservé au PDC, mais elle est généralisée. Je vie au Québec et je peux manger à volonté dans tous les restaurants. Je peux aussi manger à volonté chez-moi. Ce n’est pas le cas pour tous les habitants de la planète. Lesquels sont les plus heureux? Le bonheur est-il dans l’assiette?

  45. Baw
    May 4, 2014 at 10:48 pm

    Pour clarifier mon commentaire plus haut: les critiques sont les bienvenues, toujours. Elles permettent de se remettre en question, de s’améliorer. Ce que je tentais d’expliquer de façon un peu rapide et maladroite, c’est que je remarque une tendance chez nous, Québécois, à se sentir heurtés lorsque ces critiques proviennent des Français. En fait, j’ai émis une opinion sur la cause du ton empreint de susceptibilité de certains messages. Ce que j’y ai avancé comme hypothèse, c’est que la “culture de la critique” est plus développée, valorisée même, chez les Français que chez nous. Nous entendons souvent de la part des Français des plaintes, jugements, commentaires sur notre façon d’être et de vivre, surtout lorsqu’on travaille en tourisme. À la longue, on finit par y devenir “allergique” et a y réagir démesurément. Enfin, c’est mon analyse.

  46. Pierre Blanchard
    June 13, 2014 at 7:15 am

    Mince alors j’étaiis pas venu sur ce blog depuis début avril.. wow que de passion et de frustation.. le gars branché mik pitz.. putain est frustré ou quoi.. Pour le plaisir j’ai fais une recherche sur lui sur la toile.. wow que de photo de lui avec ces dames de service qui pour l’occasion sourissent à la Julai Robert.. woauch mec.. tu fais honte aux hommes.. dégage

  47. Pierre Blanchard
    June 13, 2014 at 7:25 am

    Très vrai que nous les Québécois Québécoise on vit un putain de complexe d’inf.ériorité face à la France.. mais bon ill s,agit de voyager un peu et de s’ouvrir à d’autre culture… Ce qui me fait honte surtout dans des commentaire n.égatifs à votre égard.. c’est que je reconnais la fierté du québécois typique à tout diire tout haut ce qu’il pense.. Merde à la fiin peu de respect pour cette gentille Parisienne qui nous fais partager ces passions.. ces doutes.. sa vie quoi..
    Pierre
    xxxx

  48. Julie COuture
    January 23, 2015 at 7:44 pm

    Merci pour ton commentaire qui aura permis d’éclairer ma décision. En partant : revoir le Montréal clinquant me fait un effet de bahh pas encore eux ! Ceci étant dit j’ai décider cette année d’avoir le meilleur des deux mondes : Prendre quelques unes de leurs recettes et d’autres d’ailleurs et de faire un beau repas de cabane à partir de chez moi entourés d’amis !On s’en redonne des nouvelles !

  49. Moi
    March 14, 2015 at 3:18 am

    Moi je pense que c’est un choix de se rendre à un endroit pareil et de dépenser 180$ pour un repas qu’on ne trouve pas ailleurs comme de se rendre au casino et dépenser une somme d’argent uniquement par plaisir. Ce n’est pas le truc de tous et chacun mais simplement un voyage de gastronomie et si on prend la peine de s’y rendre on assume.

  50. Pierrette Daigneault
    March 16, 2015 at 11:43 pm

    Tout à fait d’accord avec: je ne retournerai plus à la cabane à sucre du pied de cochon!
    Tu as bien décris ce que j’en pensais mais que je ne savais pas exactement comment utiliser les bots mots pour exprimer ce gaspillage! Moi aussi j’ai honte de ce que l’on fait avec la nourriture alors qu’il y a plein de gens qui sauraient quoi faire avec un cochon, du canard,du sirop d’érable etc..et ce sans nécessairement s’empiffrer comme des hommes des cavernes!
    Un brontosaure avec ça!!!

  51. Sarah M
    March 30, 2015 at 7:48 pm

    Bonjour Rolande, c’est en effet un choix de se rendre à la Cabane du Pied de Cochon, un choix motivé par la curiosité et la gourmandise. Non par le prix. La critique n’est d’ailleurs pas une question de prix, car je n’ai absolument aucun problème à payer pour un bon repas. Au contraire, je suis de ceux qui pensent que la qualité et le travail bien fait se paient. Maintenant, je ne comprends pas vraiment le concept du “si on prend la peine de s’y rendre on assume”. Donc en fait, si on décide d’aller quelque part, on ne peut émettre aucune critique? Bien triste tout ça ;)

  52. Michel defossez
    November 3, 2015 at 2:25 pm

    Je n’y suis pas encore allé, mais pour avoir vu toutes les émissions de la cabane, j’en bave d’envie . Je suis chef depuis presque 30 ans et Monsieur Picard est une référence a mes yeux .Un maitre Queue . Il est celui qui , accompagné de gens exceptionnels qui l’entourent, ose l’impossible et qui y réussi . Une cuisine hors norme, démoniaque, gargantuesque. parfois je m’y essayes moi même. Le style Martin Picard ! Un style en soit. Le plaisir que j’y trouve alors et que je partage avec ceux que je reçois est incomparable, presque intemporel . Je n’hésite pas dès lors a spécifier sur mon menu que mes inspirations me viennent de Monsieur Picard lui-même . Pourquoi ? Parce que j’aime ce genre de cuisine là, parce que cette cuisine là rejoint mon idée du plaisir de manger, de la bonne chair comme on osait encore dire a une certaine époque, a sa plus simple expression . finecuisine@hotmail.com

  53. lagatta à montréal
    March 20, 2016 at 1:02 am

    Michel desfossez, d’abord c’est un maître queux! Un maître queue fait penser à un tout autre métier, genre pornstar.

    J’ai beaucoup aimé votre commentaire, sarah, et je suis ébahie des commentaires xénophobes, voire racistes à votre égard.

    Ce n’est pas être bobo ou faire partie de la dite “gauche caviar” (qui existe très peu au Québec; la plupart des personnes qui travaillent dans les domaines culturels ici ne roulent pas sur l’or, et il n’y a pas un seul riche chez le personnel des assos populaires) que de rester bouche bée devant cet étalage de gaspillage, y compris d’êtres vivants. Je ne suis pas végétarienne, mais comme la dame qui élève la volaille, je trouve que c’est criminel de jeter la viande à la poubelle. Un côté positif de la démarche de Picard était l’utilisation de tout l’animal, y compris les abats. Par contre, il exagère côté excès. Les habitants québécois n’avaient pas les moyens d’un tel gaspillage, et les mets qui n’étaient pas consommés lors de ces ripailles étaient mangés par la suite.

    De plus, comme beaucoup de personnes de notre époque (je suis nettement plus âgée que vous) je travaille devant un ordi et dois trouver vitamines et plaisir dans l’alimentation sans les calories requises par les gens qui travaillaient dans le bois ou les usines non informatisées, et qui couchaient dans des logements peu ou pas chauffés.

    Bon printemps!

  54. Sarah M
    March 21, 2016 at 6:14 pm

    Bon printemps à vous aussi Lagatta! Et merci pour votre commentaire tout en nuances, qui me fait chaud au coeur. Sarah

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