Sur la route de Cuzco - Alcra Pukara
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Pérou #6: Sur la route de Cuzco

Je ne sais pas vous mais en ces temps mouvementés, j’ai d’autant plus envie d’évasion et de légèreté. Alors à défaut de partir au bout du monde cet été, je fais encore un peu durer le plaisir de mon voyage au Pérou (j’espère que ce récit saccadé ne vous ennuie pas trop? vous me le diriez hein?).

Alors pour cette prochaine étape, nous partons des hauteurs de Puno direction Cusco et sa vallée sacrée, dont les souvenirs continuent de me hanter. Cette région est tout simplement magnifique. J’ai déjà hâte de fouiller les photos pour vous en raconter les contours! Mais trêve de rêveries, nous voilà partis pour 8 heures de découvertes à bord de l’Inka Bus qui, s’il n’est pas des plus rapides, permet de découvrir la région avec au programme 4 hâltes pour le moins étonnantes sur le chemin des incas. 

1ère hâlte à Pukara la mystique 

Située à 2 heures de Puno, Pukara serait, après Lima, la deuxième plus vieille civilisation en Amérique Latine. Selon notre guide (j’ai beau chercher, impossible de vérifier l’information) la présence humaine remonterait à 1 600 ans avant J.C!

Pukara est connue principalement pour trois choses: ses fameux boeufs porte-bonheur, que les péruviens installent sur le toit de leur maison en recherche de protection. Son site archéologique (que nous n’avons pas eu le temps de visiter). Et son musée Alkra Pukara, qui ne mérite pas spécialement le détour sinon pour voir de près des vigognes et se voir expliquer très sérieusement que les crânes déformés sont en réalité des crânes d’extra-terrestres retrouvés il y a des centaines d’années. Je suis mauvaise langue, mais notre guide n’était pas des plus passionnants…

J’ai tout de même retenu une chose qui m’a fascinée: la momification inca était réalisée grâce à deux plantes, la munia (sorte de thym sauvage que les péruviens servent en tisane et pour laquelle j’ai développé une véritable passion) qui tenait éloignés les insectes. Et le quinoa, le fameux, qui purifiait et absorbait l’humidité des corps. D’ailleurs si vous avez manqué la rencontre de Juanita à Arequipa (absolument impressionnante!), le musée présente quelques momies (mises en scène de façon douteuse, mais quand même).

Finalement, ce que j’aurai préféré de cette petite ville andine est sa situation perchée au milieu de nulle part et entourée de montagnes, ses ruelles rosées absolument désertes, et son église, majestueuse et mystérieuse, dont les pierres se mêlent avec délicatesse au paysage.

2ème halte à La Raya Pass, plus haut point du Pérou

Nichée à 4 313 mètres d’altitude, de quoi avoir le crâne bien sonné, La Raya Pass marque la frontière entre les régions de Puno et de Cusco. Passage obligé des touristes, des dizaines de marchands viennent y vendre leurs étoffes et vêtements en alpaga. Certaines pièces sont d’ailleurs magnifiques. Une fois qu’on parvient à faire abstraction de l’agitation, l’ambiance devient prenante. Les fans du Grand Bleu se souviendront certainement de ce moment mythique où Joanna (Rosanna Arquette) arrive au coeur des Andes et où elle y rencontre pour la première fois Jacques Mayol (Jean-Marc Barr) qui s’apprête à plonger en apnée sous la glace. OK, j’arrête…

3ème halte au site inca de Raqchi, pour une mise en bouche historique 

Je garde de Raqchi et de son temple de Wiraqocha un souvenir presque ému. Ça aura été mon tout premier site inca. Une très belle mise en bouche avant de percer la Vallée Sacrée et de monter au Macchu Picchu! C’est là notamment que j’ai pris conscience de l’organisation pointilleuse du peuple inca, de leur pouvoir bâtisseur étonnant (l’alignement des ruines des bâtiments est renversant), et de leur attrait pour la grandeur démesurée.

Dernière halte à Andahuaylillas la précieuse

Andahuaylillas (ne me demandez pas de prononcer le nom) est un petit bijou. Mon coup de coeur de ce trajet Puno-Cusco! Ce petit village est si charmant avec sa jolie place entourée de palmiers et de flamboyants, ses ruelles caillouteuses et ses maisons coloniales aux façades peintes.

Situé à 40 km de Cusco, Andahuaylillas est surtout connu pour son église jésuite San Pedro, surnommée la “Chapelle Sixtine des Andes”. Si je ne suis pas spécialement fan des églises, qui ont le don de m’ennuyer profondément en voyage, je dois avouer que celle-ci mérite bien son nom. Édifiée au 17e siècle, elle est ornée de fresques d’une richesse imparable.

Par contre, conseil d’ami, ne perdez pas votre temps dans le musée adjacent à l’église. Absolument inutile, sinon agaçant. Autant profiter du village!

Arrivée à Cuzco, je suis happée par l’énergie de la ville. Une balade nocturne, à parcourir ses remparts et ses ruelles balayées d’une lumière douce, finiront de m’achever. Cuzco, te quiero! (Suite au prochain épisode!)

 Les épisodes précédents

Si vous rejoignez la visite en route, je vous invite à parcourir les articles précédents:

#1 Prélude d’un voyage euphorisant

#2 Rencontre avec Arequipa

#3 Sérénité et histoire à Santa Catalina

#4 Puno et son lac Titicaca {Version Luxe}

#5 Balade à Puno et visite de ses îles Uros 

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