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Toruk: le spin off d’Avatar par le Cirque du Soleil

La première fois que j’avais vu les Billboards affichés, avenue du Parc, mon coeur s’est emballé. Avatar de James Cameron, revisité par la troupe du Cirque du Soleil! Mes yeux de gamine écarquillés, je répétais bêtement le mot Toruk, nom donné au dit spectacle.

Quand un peu plus tard l’échéance s’est approchée, mon regard a tiqué sur un nom: Centre Bell. Tout mon entrain écrasé par un nom. Ce mastodonte d’aréna, temple du Hockey et des Canadiens. Autant, j’aime la ferveur d’un match de hockey depuis les hauteurs des gradins, autant le concept de voir un spectacle avec une longue vue collé au coin de l’oeil me débecte. Je me suis fait un honneur de ne jamais – Ô grand jamais – retourner voir un spectacle au Centre Bell. Alors imaginez la déception. Toruk. Centre Bell. Toruk. Centre Bell. Non, vraiment, je peux pas.

Et puis une copine y a été. J’ai eu la confirmation que le spectacle avait été conçu pour la salle, qu’on y voyait très bien. Donc, quand j’ai découvert un billet de spectacle pour aller voir Toruk au Centre Bell à Noël, j’ai sautillé comme une gamine de 7 ans.

Et c’est à peu près cette même gamine de 7 ans qui s’est rendue ce weekend retrouver ses potes bleus d’Avatar sous cet immense dôme envahi par les lucioles de l’univers Cameron.

Le décor était tellement spectaculaire et grandiose que j’en ai complètement oublié la glace endormie, les gradins inconfortables et les paquets de pop corn dévorés à coup de coinch coinch. Plus que pour n’importe quel show signé Cirque du Soleil, j’ai été soufflée par l’esthétique, ce mélange de théâtre et de jeux de lumières grandioses. Une combinaison gagnante de décors mouvants, d’univers qui se créent, se transforment et se subliment, de costumes léchés, d’animaux articulés inspirés du Roi Lion, de vibrations qui font battre le coeur, et de son et lumière qui rappellent qu’on est bien à Montréal, berceau du Cirque du Soleil et de Moment Factory.

Passé le côté grandiose du spectacle, je me demande si les spectateurs n’ayant pas vu Avatar ont pu comprendre quelque chose à l’histoire. Celle-ci n’a évidemment rien de bien compliqué, du storytelling bien basique: deux amis unis pour convaincre les autres tribus de sauver le monde. Mais quand même, les clins d’oeil au monde mystérieux d’Avatar sont nombreux.

On retrouve cette même morale, de peuples qui, bien que différents et souvent opposés, doivent à tout prix unir leurs forces, leur savoir-faire et leur histoire pour redresser la barre du destin humain, voué à l’extinction à cause du déchainement des éléments. Une morale environnementaliste qui, à défaut d’être fine, a le mérite d’être simple et efficace.

Je dois tout de même dire que Toruk est un ovni pour le Cirque du Soleil. Il s’agit avant tout d’un show au sens plus traditionnel du terme, aussi grandiose soit-il, et non pas d’un spectacle d’acrobaties ponctué d’humour comme nous a habitué le Cirque. Est-ce que je m’en plains? Non. La figure de style est juste complètement différente d’un Amaluna, Kurios ou Varekai. On ne va pas voir Toruk pour la carte cirque, mais pour s’en mettre plein la vue et repartir avec quelques étoiles dans les yeux.

C’est d’ailleurs cet enthousiasme contagieux et enfantin que je garderai en mémoire: celui d’un Centre Bell (qui repart habituellement aussi rapidement qu’il est arrivé) en standing ovation, applaudissant à tout rompre, avec cette émotion si électrisante du rêveur éveillé, profondément reconnaissant de s’être laissé transporté dans un autre monde.

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P.S: désolée pour cette piètre qualité de photo! Je n’avais que mon téléphone!

Toruk, le premier envol joue jusqu’au 3 janvier 2016 au Centre Bell avant de partir en tournée à Toronto, puis dans le monde entier. Toutes les infos sont sur le site du Cirque du Soleil.

 

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