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La créativité revêt plusieurs formes. D’un petit film en stop motion, réalisé par une équipe à l’âme poétique, avec assez peu de moyens. D’un bouquin écrit comme un cri du coeur, entre le rire, la blessure et la légèreté théâtrale. Jusqu’au génie créatif en grande pompe, révélé par le petit écran dans lequel le spectateur plonge la tête la première, les yeux pétillants et l’estomac rugissant de plaisir.

Pour cette troisième édition des lundis créatifs, je vous parle de l’heure du thé de Guillaume Blanchard, du roman de Solange Te Parle, d’une petite définition de la créativité…et de la série Chef’s Table sur Netflix. De quoi se laisser inspirer quelques instants!  Continue reading

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Cette semaine, j’étais envoyée par NIGHTLIFE.CA pour couvrir le C2 Montréal. Le genre de mandat rêvé, I know. Ça fait trois ans de suite que j’y assiste religieusement, et je dois dire que je ne m’en lasse pas. Chaque année réserve son lot de surprises, bonnes et mauvaises. L’édition 2016 n’a évidemment pas fait exception. Je vous raconte mon expérience et vous emmène visiter les coulisses. Continue reading

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Cette semaine, pas de lundi créatif, mais un article “Book Club” pour partager avec vous trois livres chargés d’esprit et d’introspection sur le choc culturel, l’expatriation et l’identité.

Disons que je suis une grande consommatrice de livres, mais depuis quelques temps, je m’aperçois que mes choix sont très orientés. La question du choc culturel, de l’identité et de l’immigration ne me quitte pas. Parce qu’émigrer dans un autre pays n’a rien d’anodin, et qu’il est parfois déroutant de suivre le fil de sa construction identitaire, de démêler l’inné de l’acquis, les codes qui nous ont construit enfants, que nous avons développé en tant que jeune adulte, et ceux de notre nouvelle culture, qui se greffent peu à peu à nous, construisant une mosaïque identitaire éclectique et parfois contradictoire.

Ces trois bouquins: Americanah, Le sourire de la petite juive, et Nord perdu ont été une révélation. Trois pépites bien écrites, brillantes d’esprit, de réflexions personnelles et d’humanité. Trois bouquins qui se dévorent avec délectation! Continue reading

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Pour cette deuxième édition des Lundis Créatifs, je vous parle des japonais et de leur chien-robot Aibo, des bijoux et petits objets de Mérida Anderson / YYY collection, de mon crush instagrammesque pour Hellolaroux et d’une de mes marques montréalaises chouchous: Article co.

 

Aibo, The Family Dog

Dans mon premier article de la série des Lundis créatifs, je vous parlais du film Lo and Behold, Reveries of the Connected World du réalisateur allemand Werner Herzog sur la complexité du monde interconnecté. Ce film était présenté au Centre Phi en duo avec un court-métrage absolument savoureux: The Family Dog.

The Family Dog est un court-métrage d’un peu plus de 8 minutes, co-réalisé par Zackary Canepari et Drea Cooper pour l’excellente série “Robotica” produite par le New York Times.

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Six heures du matin, les rayons printaniers me tirent de mon sommeil. Incroyable quand même comme le corps s’adapte au rythme de la nature. Il y a encore quelques mois, quand les flocons s’abattaient avec insistance sur les trottoirs montréalais, mon corps était si lourd de bon matin. Émerger de mon sommeil cotonneux me demandait alors tellement d’effort. Mais là, le piaillement lointain des oiseaux suffit à allumer mon cerveau.

Légère et pleine d’énergie, je me prépare mon petit déjeuner. Quelques toasts, beurre, confiture. Un pamplemousse juteux. Et une théière de thé, que je remplirai probablement une seconde fois avant 11h.

Du feu d’artifices…

Attablée devant mes toasts qui dégoulinent et craquent, j’ouvre mon téléphone. En quelques secondes, les notifications jaillissent comme un feu d’artifices. La flopée de mails, toutes adresses confondues, se mêlent aux rappels de rendez-vous, aux interactions Twitter, aux “j’aime” et commentaires sur Instagram. LinkedIn me fait signe. Pinterest s’y met aussi, à renfort de suggestions et d’images à épingler. Oh, ma soeur m’a envoyé une vidéo sur Snapchat! Le fil familial sur Whatsapp s’est étoffé de 30 messages non lus, c’est que la discussion a été prolifique de l’autre côté de l’Atlantique, pendant que je dormais. Une copine m’envoie la photo de son fils sur Viber, ma mère m’y pose une question en privé et ma soeur m’annonce qu’elle a fini d’écrire son article, je peux aller le réviser. Dans ce tourbillon de messages et de notifications, j’aperçois du coin de l’oeil le chiffre orange qui s’affiche à côté du logo Facebook sur mon écran d’accueil.

La journée vient à peine de commencer que je me retrouve déjà plongée dans le bain des conversations. Mon fil Facebook m’annonce tout ce que j’ai manqué durant les dernières heures, les événements à ne surtout pas manquer, les nouvelles vidéos de Beyoncé, les dernières conneries de Trump. Les conversations de groupe se superposent les unes autres aux autres. Le fil de messages accumulés est si long que je perds patience et ferme le tout. Pour toute urgence, on sait où me joindre. Continue reading

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Ça fait une éternité que l’idée d’une série un peu hétéroclite me trotte dans la tête. Vous savez, le genre d’article “papotage”, où on échange des idées et des réflexions autour d’un truc farfelu vu sur le net, d’un film incroyable à ne pas manquer, d’un bouquin qu’on a envie de partager ou simplement d’une anecdote.

La première fois que j’ai ressenti cette envie est le jour où Pierre Foglia a annoncé qu’il prenait sa retraite. S’il y avait une chronique que j’adorais parcourir dans La Presse, c’était bien la sienne. Mon rendez-vous “surprise” du vendredi. Tantôt philosophe, tantôt grincheux, réac’, humoriste à ses heures, Pierre Foglia avait le don de m’agacer, de me faire rire, de me provoquer, de me donner envie de lire un bouquin ou de m’intéresser à une oeuvre. Je ne me sens pas à sa hauteur pour offrir de telles chroniques, mais j’ai eu envie de garder son idée de listes pêle-mêle.

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Je me souviens d’une phrase que m’a dite mon amie Margot quand elle me voyait, au début de la vingtaine, m’arracher les cheveux parce que je ne trouvais pas ma place dans la société. “Cesse de vouloir rentrer dans une case, construit plutôt ta propre case, en fonction de tes intérêts”. Sur le moment, je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire. J’étais trop formatée par la société française et sa superposition de petites boîtes bien hermétiques pour percevoir comment en sortir.

C’est en vivant à Montréal, bien plus tard, que j’ai compris qu’il était possible de transformer ses passions en carrière professionnelle. En côtoyant la communauté créative montréalaise, j’ai rencontré des entrepreneurs de tout acabit: des photographes, des designers web, des créatrices de bijoux, des gestionnaires de médias sociaux, des rédacteurs, musiciens, conseillers en communication et marketing, blogueurs professionnels ou relationnistes. Des entrepreneurs travaillant en grande majorité à leur compte, et jonglant avec tout un éventail d’intérêts, voire de casquettes.

J’ai rencontré des personnes passionnées et animées par la même volonté: se tailler un chemin sur-mesure, et vivre la vie comme une aventure.

C’est la philosophie que j’ai adoptée. Un saut dans le vide, aussi électrisant qu’apeurant parfois. Continue reading

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Il y a toujours une bonne excuse pour faire un tour à la cabane à sucre. Cette année, l’excuse était ma mère. Pendant notre tournée mère-fille au fin fond de la Gaspésie (incroyable en hiver!), elle me glisse discrètement qu’elle irait bien manger dans une cabane à sucre. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Samedi dernier donc, sa valise dans le coffre, on prenait donc la route pour les Cantons de l’Est. Direction la cabane à sucre du Pic Bois à Brigham. Continue reading

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L’identité Québécoise. Mais quelle identité? Cette question me taraude depuis plusieurs années mais je n’ai jamais su comment l’aborder. Le flou était si grand dans mon esprit. Et visiblement dans celui des Québécois eux-mêmes.

Combien de fois n’ai-je pas posé la question: “Mais pour toi, c’est quoi la culture Québécoise? Comment tu l’expliquerais à l’étrangère que je suis? Quelles valeurs en fondent le socle?”. Généralement, cette question était bien vite balayée par quelques rires gênés et des banalités comme “l’équipe des Canadiens de Montréal!”,”la poutine!”. Ouais bon.

On changeait de sujet, mais la question refusait de quitter mon esprit. C’est que si un jour j’ai un enfant ici, il sera mi-Français, mi-Québécois. Alors je veux comprendre. Je veux pouvoir transmettre des valeurs. Que mon enfant sache d’où il vient, son histoire. Et pas uniquement celle des Français sortis de leur bagne pour aller coloniser l’Amérique!

Hier soir, j’ai eu un début de réponse. Un début de réponse qui m’a littéralement bouleversée. Parce qu’enfin, un autre discours tentait de percer et de s’écrire. Parce que dans ce bordel identitaire, quelqu’un avait enfin pris la peine de tirer un autre fil que celui des livres d’histoire. En retournant aux origines. Pas le Québec de Champlain non. Mais celui des Premières Nations. Continue reading

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Ce matin, j’assistais enfin à ma première conférence Creative Mornings. Rendez-vous à 8h chez Cossette pour un shot de créativité et d’échanges allumés, un café fumant en main. Au programme de cette matinée, le langage, un thème ô combien essentiel et vital pour la rédactrice que je suis, abordé par Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin, aka le duo musical de Milk & Bone. Continue reading

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Me revoilà, la Parisienne bobo du 11e, à rempiler pour un sixième hiver québécois. Cette année, avouons que c’est un peu de la triche. L’automne printanier a donné dans les prolongations, et notre Noël avait plus l’air d’un remake de weekend d’octobre que de notre Narnia habituel. Autant vous dire que je ne m’en suis pas plainte une seule fois. Au contraire, je remerciais le ciel chaque matin de me laisser profiter encore un peu plus de mes bottines Jonak. Vous savez, ces petites beautés de cuir fin, qui ne peuvent vous accompagner sur le bitume montréalais que 2/3 semaines par an, entre l’hiver et l’été, puis pendant que les feuilles tournent au rouge en octobre. Bref, cette année, miracle, la première tempête de neige s’est bien laissée désirer.

Mais alors quand elle a frappé, finis les barbecues grapillés à l’hiver, finis les bus attrapés au vol en courant. En une journée, le mercure chutait dramatiquement pour enfiler son manteau épais blanc. La neige, la vraie. Bien poudreuse et fraîche. Partout dans les rues de Montréal. Continue reading

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La première fois que j’avais vu les Billboards affichés, avenue du Parc, mon coeur s’est emballé. Avatar de James Cameron, revisité par la troupe du Cirque du Soleil! Mes yeux de gamine écarquillés, je répétais bêtement le mot Toruk, nom donné au dit spectacle.

Quand un peu plus tard l’échéance s’est approchée, mon regard a tiqué sur un nom: Centre Bell. Tout mon entrain écrasé par un nom. Ce mastodonte d’aréna, temple du Hockey et des Canadiens. Autant, j’aime la ferveur d’un match de hockey depuis les hauteurs des gradins, autant le concept de voir un spectacle avec une longue vue collé au coin de l’oeil me débecte. Je me suis fait un honneur de ne jamais – Ô grand jamais – retourner voir un spectacle au Centre Bell. Alors imaginez la déception. Toruk. Centre Bell. Toruk. Centre Bell. Non, vraiment, je peux pas.

Et puis une copine y a été. J’ai eu la confirmation que le spectacle avait été conçu pour la salle, qu’on y voyait très bien. Donc, quand j’ai découvert un billet de spectacle pour aller voir Toruk au Centre Bell à Noël, j’ai sautillé comme une gamine de 7 ans. Continue reading

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