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Ça fait une éternité que l’idée d’une série un peu hétéroclite me trotte dans la tête. Vous savez, le genre d’article “papotage”, où on échange des idées et des réflexions autour d’un truc farfelu vu sur le net, d’un film incroyable à ne pas manquer, d’un bouquin qu’on a envie de partager ou simplement d’une anecdote.

La première fois que j’ai ressenti cette envie est le jour où Pierre Foglia a annoncé qu’il prenait sa retraite. S’il y avait une chronique que j’adorais parcourir dans La Presse, c’était bien la sienne. Mon rendez-vous “surprise” du vendredi. Tantôt philosophe, tantôt grincheux, réac’, humoriste à ses heures, Pierre Foglia avait le don de m’agacer, de me faire rire, de me provoquer, de me donner envie de lire un bouquin ou de m’intéresser à une oeuvre. Je ne me sens pas à sa hauteur pour offrir de telles chroniques, mais j’ai eu envie de garder son idée de listes pêle-mêle.

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Je me souviens d’une phrase que m’a dite mon amie Margot quand elle me voyait, au début de la vingtaine, m’arracher les cheveux parce que je ne trouvais pas ma place dans la société. “Cesse de vouloir rentrer dans une case, construit plutôt ta propre case, en fonction de tes intérêts”. Sur le moment, je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire. J’étais trop formatée par la société française et sa superposition de petites boîtes bien hermétiques pour percevoir comment en sortir.

C’est en vivant à Montréal, bien plus tard, que j’ai compris qu’il était possible de transformer ses passions en carrière professionnelle. En côtoyant la communauté créative montréalaise, j’ai rencontré des entrepreneurs de tout acabit: des photographes, des designers web, des créatrices de bijoux, des gestionnaires de médias sociaux, des rédacteurs, musiciens, conseillers en communication et marketing, blogueurs professionnels ou relationnistes. Des entrepreneurs travaillant en grande majorité à leur compte, et jonglant avec tout un éventail d’intérêts, voire de casquettes.

J’ai rencontré des personnes passionnées et animées par la même volonté: se tailler un chemin sur-mesure, et vivre la vie comme une aventure.

C’est la philosophie que j’ai adoptée. Un saut dans le vide, aussi électrisant qu’apeurant parfois. Continue reading

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Il y a toujours une bonne excuse pour faire un tour à la cabane à sucre. Cette année, l’excuse était ma mère. Pendant notre tournée mère-fille au fin fond de la Gaspésie (incroyable en hiver!), elle me glisse discrètement qu’elle irait bien manger dans une cabane à sucre. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Samedi dernier donc, sa valise dans le coffre, on prenait donc la route pour les Cantons de l’Est. Direction la cabane à sucre du Pic Bois à Brigham. Continue reading

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voyage au coeur de l'identité québécoise
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L’identité Québécoise. Mais quelle identité? Cette question me taraude depuis plusieurs années mais je n’ai jamais su comment l’aborder. Le flou était si grand dans mon esprit. Et visiblement dans celui des Québécois eux-mêmes.

Combien de fois n’ai-je pas posé la question: “Mais pour toi, c’est quoi la culture Québécoise? Comment tu l’expliquerais à l’étrangère que je suis? Quelles valeurs en fondent le socle?”. Généralement, cette question était bien vite balayée par quelques rires gênés et des banalités comme “l’équipe des Canadiens de Montréal!”,”la poutine!”. Ouais bon.

On changeait de sujet, mais la question refusait de quitter mon esprit. C’est que si un jour j’ai un enfant ici, il sera mi-Français, mi-Québécois. Alors je veux comprendre. Je veux pouvoir transmettre des valeurs. Que mon enfant sache d’où il vient, son histoire. Et pas uniquement celle des Français sortis de leur bagne pour aller coloniser l’Amérique!

Hier soir, j’ai eu un début de réponse. Un début de réponse qui m’a littéralement bouleversée. Parce qu’enfin, un autre discours tentait de percer et de s’écrire. Parce que dans ce bordel identitaire, quelqu’un avait enfin pris la peine de tirer un autre fil que celui des livres d’histoire. En retournant aux origines. Pas le Québec de Champlain non. Mais celui des Premières Nations. Continue reading

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Ce matin, j’assistais enfin à ma première conférence Creative Mornings. Rendez-vous à 8h chez Cossette pour un shot de créativité et d’échanges allumés, un café fumant en main. Au programme de cette matinée, le langage, un thème ô combien essentiel et vital pour la rédactrice que je suis, abordé par Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin, aka le duo musical de Milk & Bone. Continue reading

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Me revoilà, la Parisienne bobo du 11e, à rempiler pour un sixième hiver québécois. Cette année, avouons que c’est un peu de la triche. L’automne printanier a donné dans les prolongations, et notre Noël avait plus l’air d’un remake de weekend d’octobre que de notre Narnia habituel. Autant vous dire que je ne m’en suis pas plainte une seule fois. Au contraire, je remerciais le ciel chaque matin de me laisser profiter encore un peu plus de mes bottines Jonak. Vous savez, ces petites beautés de cuir fin, qui ne peuvent vous accompagner sur le bitume montréalais que 2/3 semaines par an, entre l’hiver et l’été, puis pendant que les feuilles tournent au rouge en octobre. Bref, cette année, miracle, la première tempête de neige s’est bien laissée désirer.

Mais alors quand elle a frappé, finis les barbecues grapillés à l’hiver, finis les bus attrapés au vol en courant. En une journée, le mercure chutait dramatiquement pour enfiler son manteau épais blanc. La neige, la vraie. Bien poudreuse et fraîche. Partout dans les rues de Montréal. Continue reading

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La première fois que j’avais vu les Billboards affichés, avenue du Parc, mon coeur s’est emballé. Avatar de James Cameron, revisité par la troupe du Cirque du Soleil! Mes yeux de gamine écarquillés, je répétais bêtement le mot Toruk, nom donné au dit spectacle.

Quand un peu plus tard l’échéance s’est approchée, mon regard a tiqué sur un nom: Centre Bell. Tout mon entrain écrasé par un nom. Ce mastodonte d’aréna, temple du Hockey et des Canadiens. Autant, j’aime la ferveur d’un match de hockey depuis les hauteurs des gradins, autant le concept de voir un spectacle avec une longue vue collé au coin de l’oeil me débecte. Je me suis fait un honneur de ne jamais – Ô grand jamais – retourner voir un spectacle au Centre Bell. Alors imaginez la déception. Toruk. Centre Bell. Toruk. Centre Bell. Non, vraiment, je peux pas.

Et puis une copine y a été. J’ai eu la confirmation que le spectacle avait été conçu pour la salle, qu’on y voyait très bien. Donc, quand j’ai découvert un billet de spectacle pour aller voir Toruk au Centre Bell à Noël, j’ai sautillé comme une gamine de 7 ans. Continue reading

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Cet été, je parcourais la Côte d’Azur et la Provence pour écrire deux guides de voyage. Une expérience aussi riche qu’intense, qui vient de se terminer puisque les manuscrits tout joliment mis en page par l’éditeur viennent de partir pour l’impression. En parcourant mes photos de ces deux mois et demi estivaux sur la route, je commence tout juste à prendre la mesure de l’aventure. Les souvenirs rejaillissement, les images se superposent et les émotions se cavalcadent.

S’il y a une destination qui m’a marquée, c’est Nice. Peut-être parce que j’avais tout une série d’a priori peu flatteurs à son sujet. Nice m’a surprise, enchantée, émoustillée. Pour la première fois, je passais une semaine à l’hôtel…pour le travail! Une vie de nomade chic qui m’a bien plu. L’Hôtel Villa Victoria était absolument parfait: accueillant, agréable, paisible…et bien situé. J’ai pu passer la ville au peigne fin, en découvrir les quartiers, les trésors connus ou plus cachés. J’y ai été accueillie très chaleureusement par l’Office de Tourisme qui, en me logeant dans ce havre de paix, m’a permis de me créer une bulle parfaite pour travailler. Tout en pouvant explorer la ville à mon rythme. Continue reading

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Soporifique, ennuyeux, awkward…les sobriquets qui déchantent ne manquent pas de fuser dans les critiques du nouveau mini film de Sofia Coppola, A Very Murray Christmas.

Me voilà perplexe car j’ai adoré. Tellement adoré que je l’ai déjà regardé deux fois depuis sa sortie sur Netflix. Et à chaque fois, la magie prend.

Je comprends que certains spectateurs puissent s’ennuyer. Après tout, c’est du Sofia Coppola. Place au tempo qui s’étire, à la suggestion et au mystère, aux moments de silence qui s’imposent avec une certaine ironie, sinon même une certaine impertinence. Du pur Coppola comme je les aime. Qui mettent en effet parfois mal à l’aise, qui dérangent et désarçonnent, surprennent là où on ne les attend pas, avec cet humour si décalé, si off beat.

Le film de Noël qui n’en est pas vraiment un, égratigné, embrassant la loose avec insolence et je-m’en foutisme. Continue reading

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Éclater de rire pour la bonne cause. Autant vous dire que quand j’ai été contactée pour partager avec vous le projet Un Rire Pour Un Rire de La Vache qui rit® pour l’association SOS Villages d’Enfants, mon coeur a fondu.

Cette association m’a toujours particulièrement touchée.

Peut-être parce que la Ddass a fait partie de mon enfance et que j’ai très vite appris que non, tous les enfants n’ont pas tous la chance d’être élevés par des parents aimants, équilibrés et fiables.

Combien d’enfants sont confiés chaque année aux services sociaux et ballotés d’un foyer à un autre? Combien d’enfants doivent apprendre à se construire, en équilibre, sur des bases de vie fluctuantes et incertaines? Or quand tout son univers d’enfant s’effondre. Quand tout ce qui était une évidence se transforme en point d’interrogation, il y a des radeaux qui sauvent. Des ancres auxquelles on s’accroche des deux mains, aussi fluettes soient-elles. Ces ancres ce sont les frères et soeurs. Des visages connus et familiers. Des points fixes dans le ras-de-marée. Des regards bienveillants qui rassurent. Des chuchotements d’histoires et de souvenirs partagés au creux de l’oreille. Des petites mains qui s’entrelacent et se donnent du courage pour continuer à regarder droit devant. Continue reading

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Difficile de croire qu’on est en décembre n’est-ce pas? La neige se fait désirer et les températures frôlent les maximales automnales. Noël semble si loin…Si loin que j’avoue avoir un peu de mal à me mettre dans l’ambiance des fêtes. Ce n’est pas l’envie qui manque, mais j’oublie. Tout simplement.

En fait, je suis ravie de ce rab’ accordé par Dame Nature. Je me dis que ça nous donne le temps de mieux nous préparer à l’hiver. De le désirer presque.

Tandis que mon corps se règle au tempo hivernal, mon esprit gamberge sur les façons de transformer ce long sommeil blanc en période joyeuse, chaleureuse et douillette. Car, cette année, mon hiver sera canadien. Après ma fuite de l’an passé, j’ai au contraire envie de profiter de chaque instant, de faire la paix avec le froid et de me constituer un cocon confortable.

Alors plutôt que de rêver à des contrées exotiques, je rêve déco cocooning. Je pense cabane dans les bois, cidre chaud à la cannelle, plaids en laine et fourrure douce. Je pense bois de grange, houx fraîchement cueilli, terrariums d’hiver et guirlandes de pommes de pin. Je pense lumières qui scintillent, fleurs fraîches posées sur un bord de fenêtre et bougies qui ondulent. Tout pour donner le ton de l’hiver, pour rappeler sa beauté et sa quiétude. Continue reading

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Gloups. Gloups. La vague Marine du front national m’a engloutie. L’effet Tsunami j’imagine, car l’océan Atlantique est habituellement assez large pour prévenir les chocs mais là, je sais pas, depuis dimanche les vagues m’ont atteinte et mon visage a du mal à sécher. Je suis groggy. Pas envie d’en parler. Mais en même temps, terriblement envie d’en parler. Le bordel dans un cerveau de grenouille. La chieuse de Française qui a envie de râler. Puis le contre-effet de la Canadienne qui se dit qu’il faudrait peut-être un jour arrêter de juste râler, râler, râler jusque dans les urnes. Et de voir les choses autrement. Continue reading

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