Green Velvet + Maya Jane Coles : Igloofest a fondu!

Collaboration Webzine Thorium

Il y a déjà une semaine, le green lord et sa lady-relève ont joint leurs forces pour exploser la glace d’Igloofest. La soirée a débuté avec le set de la jeunette prometteuse anglo-japonaise, Maya Jane Coles, désignée comme l’une des révélations de l’année 2010 au sein de la planète électro, où son morceau What They Say a tourné en boucle ! Sa spécialité? De la Deep House festive et dansante…un style tout à fait adapté à la soirée. Pour ce dernier week end à Igloofest, les joyeux festivaliers avaient décidé de donner du lourd dans le délire vestimentaire. Licornes féériques, hommes-bananes, perruques en tous genres, et j’en passe. Le ton était à la démesure. Autant que la soirée musicale attendue comme un moment fort de la saison.

Fidèle à sa réputation grimpante, le son de Maya Jane est juste fou, quelques mix sur lesquels il est tout bonnement impossible de ne pas se déhancher jusqu’à épuisement. Et pourtant, la foule qui, à son habitude, arrive assez tardivement, semblait davantage préoccupée par les retrouvailles entre amis et la descente de bouteilles. Quelques irréductibles heureusement étaient parvenus à se faufiler au devant de la scène pour célébrer comme il se doit la performance de la jeune DJ, à l’avenir plus que prometteur.

Un peu plus âgée que les semaines précédentes (les trentenaires étaient largement de la partie!), la foule s’est littéralement soulevée à l’arrivée du tant attendu Green Velvet ! Déchaînement de cris et mouvements en tous sens, fini de discuter, toutes les oreilles étaient tournées vers la scène, les regards perchés sur la pointe des pieds pour admirer le lord du Lalaland. C’est que Green Velvet a de quoi impressionner, figure incontournable de la scène house électro de Chicago, qu’il a contribué à faire renaître de ses cendres dans les années 1990, il en est résolument un pionnier. Ses tunes sont reprises dans les plus grands clubs internationaux, pour un son électro teinté pop, avec quelques touches émanant du punk…et quelques lyrics scandés à répétition que les foules à travers le monde reprennent à l’unisson.

Le public d’Igloofest n’y a pas échappé, littéralement hypnotisé, il ne demandait qu’à participer au show. C’est que Green Velvet est un véritable performer, friand de mise en scène, poussant jusqu’au bout son rôle, pour le plus grand plaisir de tous, qui en redemandaient encore et encore. Nouvelle vague d’euphorie quand Green Velvet, son casque sur les oreilles, s’empare du micro pour une version live de Percolator 2000, rythmée par des flashs répétitifs, invitant chaque membre du public à sortir ses appareils photos et téléphones cellulaires pour flasher en cadence. L’euphorie vous dis-je. Qui n’a fait que monter crescendo jusqu’à finir dans une folie généralisée sur quelques reprises et son titre phare, Lalaland. Nouveau palier atteint. Igloofest n’était qu’exaltation et explosion de liesse. Certains, portés par l’aura d’irréalité semblaient même oublier la température ambiante en lâchant d’abord écharpes et manteaux, puis même les chemises, jusqu’à courir torses nus à travers la foule qui riait. Mais bon, j’imagine qu’un tel show mérite bien une pneumonie le lendemain! Difficile de quitter les lieux après de telles sensations, le temps de la redescente a été long. Très long. Heureusement, quelques after-partys avaient prévu le coup dur, et s’étaient dévouées pour faire continuer le plaisir et porter les foules un peu plus loin. Une soirée mémorable. Certainement l’une des meilleures (avec Buraka Som Systema??) soirées de cette excitante saison d’Igloofest!

Crédits photo: Julien Kauffmann et Michael Chidiac

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